lundi 1 juin 2026

Idéologie climatique et viande rouge : l’élevage serait en partie responsable du changement climatique ? Ils préfèrent les cellules cancéreuses cultivées en labo

Publié le  par pgibertie

Ils veulent vous vendre de la viande cultivée en cuve et vous faire croire qu’il s’agit d’un choix naturel, sain et tourné vers l’avenir. Voici en quoi consiste réellement l’élevage de viande en cuve.

On utilise des cellules animales, généralement une lignée immortalisée (une façon polie de dire des cellules qui se divisent indéfiniment, contrairement aux cellules ordinaires).

On les nourrit d’un bouillon de sucres, d’acides aminés et de facteurs de croissance dans un bioréacteur qui doit être maintenu dans un état de propreté irréprochable, car la cuve ne possède aucun système immunitaire et une simple bactérie peut contaminer toute la production

. Ce procédé, extrêmement coûteux et énergivore, permet de produire une bouillie pâle qu’il faut ensuite aromatiser, colorer et transformer en un produit comestible.

Pendant ce temps, une vache vit dans un champ. Elle broute l’herbe et profite de la pluie. Elle possède son propre système immunitaire, se reproduit gratuitement, enrichit le sol et produit de la viande sans bioréacteur, sans facteurs de croissance et sans investissement. L’une de ces méthodes est présentée comme la solution de pointe à l’autre. Ils se trompent complètement.

La vache représente la technologie. Elle a été perfectionnée pendant plus de quarante millions d’années et elle dépend toujours des conditions météorologiques. Le char d’assaut est l’option primitive. Il possède simplement une meilleure plateforme de tir.

Idéologie climatique et viande rouge : l’élevage serait-il en partie responsable du changement climatique ?

https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/ideologie-climatique-et-viande-rouge-l-elevage-serait-il-en-partie-responsable-du

L’idéologie climatique (oh pardon ! la « Science » climatique consensuelle) nous assure que les bovins émettent des gaz à effet de serre par leur digestion (rots) et représentent donc une menace pour la planète.

Le fait que la directrice de France Inter, Adèle Van Reeth, ait déclaré le 21 avril 2024 « ne pas donner la parole à des personnes qui contesteraient le fait même du réchauffement climatique » doit nous alerter sur cette censure qui nous rappelle la chape de plomb qui empêche toute critique de la politique sanitaire de s’exprimer sur les médias mainstream. La directrice de Radio France avouait en effet dans ce même extrait censurer les « climatosceptiques » et « antivax »[1]!

Pour une critique du rôle réel du CO₂ et autres gaz à effets de serre anthropiques, il faut lire, entre autres,  « Le changement climatique n’est plus ce qu’il était » de la climatologue Judith Curry et suivre le site des Climato-réalistes[2].

Pour le groupe d’experts de l’UE sur le changement climatique[3], l’élevage est directement responsable de 50 % des émissions agricoles et génère des gaz à effet de serre : le méthane et le protoxyde d’azote (N2O) émis par la fermentation dans le système digestif des ruminants et par le fumier. Leur rapport de mars 2026 recommande une baisse de la consommation de produits d’origine animale comprise entre 15 % et 50 % par rapport aux niveaux actuels, accompagnée d’une diminution proportionnelle de la production.

Les secrets les mieux gardés de France: les statistiques de décès vaccinés/ non vaccinés pendant le covid et les données météo depuis 1850. Mais pourquoi ?


En France impossible d accéder aux données réelles des stations méteo et aux données de mortalité vaccinés et non vaccines

Réflexions

Un vrai problème de transparence sur ces deux sujets en France.1. Données météo (stations Météo-France)Données brutes historiques longues : il est effectivement difficile d’y accéder facilement. Météo-France publie principalement les séries homogénéisées (ajustées). Les données brutes (raw) pour les longues séries (XIXe-XXe siècle) ne sont pas en open data complet et simple. Il faut souvent des demandes spécifiques ou passer par des intermédiaires comme Infoclimat (qui propose des données plus proches des brutes pour les périodes récentes).
Depuis quelques années, il y a eu une ouverture via meteo.data.gouv.fr et des API (données quotidiennes, mensuelles récentes), mais les séries centenaires restent majoritairement diffusées après homogénéisation. C’est une critique récurrente : on ne peut pas facilement vérifier l’ampleur exacte des ajustements station par station.

  1. Données de mortalité par statut vaccinal (COVID)C’est encore plus problématique :La France n’a jamais publié de manière systématique et ouverte la mortalité toutes causes confondues selon le statut vaccinal (vaccinés vs non-vaccinés) sur l’ensemble de la population.
    Les données publiques (DREES, Santé publique France) portent surtout sur les décès hospitaliers liés à la COVID-19 selon le statut vaccinal, pas sur la mortalité toutes causes.
    Pour la mortalité toutes causes, les études (comme Epi-Phare) ont accès au SNDS (Système National des Données de Santé), mais ces croisements fins ne sont pas mis en open data pour le public. Il faut passer par des comités (CESREES + CNIL) pour les chercheurs.
    Résultat : impossible pour un citoyen ou un chercheur indépendant de refaire facilement les calculs bruts. On a des études institutionnelles montrant une mortalité plus faible chez les vaccinés, mais sans accès direct aux données sous-jacentes complètes.

En résumé :
Sur les deux sujets, la France a une culture de diffusion des données traitées/interprétées plutôt que des données brutes brutes.

.C’est un sujet légitime de débat démocratique : les institutions ont-elles vraiment intérêt à rendre les données brutes facilement accessibles et vérifiables par tous ? Beaucoup d’autres pays font mieux sur un ou l’autre de ces point

jeudi 30 avril 2026

Christian Perronne : La vérité sur la crise sanitaire, la corruption et la politique sanitaire !

 




Top 10 des arnaques Internet liées à la COVID-19, et comment s’en protéger !..

La pandémie de COVID-19 a bouleversé le monde de nombreuses manières. Les bureaux et les écoles se sont vidés, tandis que de nombreuses personnes ont transformé leur salon en salles de classe ou espaces de travail. La désinformation n’a cessé de se propager, et l’incertitude avec elle. Les cybercriminels ont profité de l’atmosphère de confusion générale et des nouvelles habitudes pour créer de nombreuses arnaques Internet liées à la COVID-19.

Heureusement, armé des bonnes informations, vous pourrez éviter les escroqueries et garder vos données personnelles à l’abri des cybercriminels. Voici une liste des 10 principales arnaques Internet apparues avec la pandémie de COVID-19 que vous devez surveiller et des conseils pour les éviter et vous aider à naviguer dans le paysage numérique actuel et futur en toute confiance.

1. Contrefaçon de passe sanitaire

Pour de nombreuses personnes, obtenir enfin son vaccin contre la COVID-19 est un grand soulagement et elles souhaitent partager cette expérience avec leurs amis sur les réseaux sociaux. Pendant quelque temps, la tendance était de publier une photo de son certificat de vaccination sur les réseaux sociaux. Toutefois, les personnes qui le faisaient étaient loin de se douter de la valeur des informations contenues sur leur certificat de vaccination (nom, date de naissance, lieu et date de vaccination), qui peuvent être utilisées pour créer de faux certificats de vaccination.

En outre, les informations contenues sur les certificats de vaccination peuvent être associées avec d’autres détails vous concernant, obtenus sur vos profils de réseaux sociaux, pour usurper votre identité. Envisagez de modifier les paramètres de confidentialité de vos profils de réseaux sociaux afin de les rendre visibles uniquement aux personnes que vous connaissez. Si vous souhaitez renforcer votre tranquillité d’esprit en sachant votre identité protégée, McAfee Identity Theft Protection Plus comprend une assurance et un service d’assistance à la restauration de l’identité en cas de vol d’identité à hauteur de 1 million de dollars.

2.Diffusion généralisée de la désinformation

Certaines fausses affirmations à propos de la COVID-19 qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux sont scandaleuses. Par exemple, certains affirment que la 5G favorise la propagation du virus et que manger de l’ail serait une mesure préventive. Les cybercriminels ne sont pas forcément à l’origine de ces fausses affirmations, mais tirent certainement profit du chaos créé par la désinformation. Ils exploitent les angoisses des gens en proposant des remèdes miracles qui escroquent l’argent de leurs victimes.

Soyez une source de vérité pour les personnes qui vous suivent sur les réseaux sociaux. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, le National Health Service (système de santé publique du Royaume-Uni) et l’Organisation mondiale de la Santé sont des sources d’information fiables et actualisées sur la COVID-19, le vaccin et les moyens de protection contre le virus.

3.Remèdes miracles dangereux sur Internet

Disons-le clairement dès maintenant : il n’existe pas de remède miracle contre la COVID-19. Le meilleur moyen de vous protéger, vous et vos proches, est de vous faire vacciner par un organisme médical autorisé. Tout traitement fait maison visant à guérir la maladie est une escroquerie destinée à vous soutirer de l’argent. En outre, les sirops et autres potions médicinales vendus sur Internet peuvent s’avérer dangereux pour la santé, comme dans le cas d’une opération frauduleuse ayant eu lieu en Floride. Une famille de Floride a vendu une solution à base d’eau de Javel dans une escroquerie qui lui a rapporté 1 million de dollars et qui a entraîné l’hospitalisation de nombreuses personnes.

Pour connaître les dernières informations concernant le traitement de la COVID-19, les mesures préventives et le vaccin, reportez-vous aux sites des CDC ou de l’OMS.

4.Arnaques aux chèques de relance

Plusieurs escroqueries aux chèques de relance ont circulé aux États-Unis au début de l’année 2021. Les escrocs se faisaient passer pour des fonctionnaires du gouvernement et contactaient des personnes par téléphone, par SMS et par e-mail en leur demandant de vérifier leurs informations personnelles ou de payer des frais pour recevoir leur chèque.

Tout comme pour les autres escroqueries liées à l’IRS, le service des impôts américain, la meilleure manière de les éviter est de connaître les habitudes de communication de l’IRS. L’IRS ne demandera jamais d’informations personnelles par e-mail ou par téléphone. Ne partagez jamais votre numéro de sécurité sociale par e-mail ou par téléphone. L’IRS ne contacte les personnes que par la poste ou en personne.

5.Arnaques par phishing liées au passe sanitaire

Un nouveau type d’escroquerie par phishing liée à la COVID-19 se développe dernièrement : l’arnaque au passe sanitaire. Des cybercriminels envoient des e-mails de phishing en se faisant passer pour des organismes de santé, demandant une confirmation urgente du statut vaccinal. Les e-mails demandent le nom complet, la date de naissance, le numéro de sécurité sociale ainsi qu’une copie du certificat de vaccination de la personne. Cette escroquerie est dangereuse, car elle demande non seulement des informations sensibles, mais elle est aussi particulièrement crédible. Les employeurs et certaines autres institutions hésitent à demander à leurs membres et employés leur statut vaccinal, et la plupart des gens ne savent pas à qui ils doivent réellement divulguer ces informations.

Comme dans le cas d’autres arnaques par phishing, faites attention au message et à la manière dont il est écrit. Crée-t-il un sentiment d’urgence et contient-il des menaces de sanction au cas où vous n’y répondriez pas ? Les e-mails de phishing utilisent généralement des éléments de langage qui visent à faire paniquer leurs destinataires pour qu’ils donnent rapidement leurs informations sans prendre le temps de déterminer l’authenticité du message. Demandez-vous également si l’e-mail ou le SMS comporte des fautes de frappe ou est mal écrit. Ne cliquez jamais sur les liens contenus dans les e-mails suspects et n’y répondez jamais. À la place, contactez l’expéditeur supposé via le numéro de téléphone ou l’adresse e-mail répertoriés sur son site officiel.

6.Espionnage des visioconférences

La visioconférence a gagné en popularité avec le télétravail et l’apprentissage à distance. Les cybercriminels ont profité de cette tendance pour s’introduire dans les logiciels de visioconférence et espionner les réunions et les classes.

La clé pour protéger la confidentialité de vos appels en téléconférence est de toujours utiliser la version la plus à jour du logiciel. Les mises à niveau logicielles incluent souvent des correctifs de sécurité. Pour s’assurer que vous disposez toujours de la version la plus récente et la plus sécurisée, activez les mises à jour automatiques. Soyez également prudent quant aux informations que vous partagez lors des téléconférences. Dans le cas où un cybercriminel vous espionnerait, ne révélez jamais à voix haute ou dans la messagerie instantanée votre numéro de sécurité sociale ou d’autres informations personnelles sensibles. Enfin, suivez les politiques de l’équipe informatique de votre entreprise en matière de cybersécurité et n’utilisez que les appareils fournis par votre entreprise pour travailler. Les appareils fournis par votre entreprise sont généralement dotés de protections de sécurité supplémentaires pour assurer la sécurité de vos informations personnelles et des données de votre entreprise.

7.Escroqueries à l’emploi

Malheureusement, de nombreuses personnes ont perdu leur emploi pendant la pandémie. Les cybercriminels, conscients du fait que les personnes en recherche d’emploi sont susceptibles de saisir toutes les opportunités qui se présentent à elles, ont inondé les sites d’offres d’emploi de fausses annonces et envoyé des e-mails d’offres d’emploi frauduleuses. Ces escroqueries à l’emploi se sont révélées être des tentatives de phishing destinées à obtenir les données personnelles et bancaires des destinataires. Dans certains cas, les escrocs demandaient aux personnes cherchant un emploi de transférer de l’argent pour une formation préalable à l’embauche.

Si vous recevez une offre d’emploi, assurez-vous qu’elle concerne une entreprise à laquelle vous avez réellement postulé. Même si les entreprises souhaitent embaucher rapidement, aucune institution réputée n’offrira un poste sans faire passer un entretien préalable au candidat. La plupart des entretiens ont lieu en ligne, demandez donc une visioconférence pour vous assurer que la personne au bout de la ligne est réelle et honnête. Renseignez-vous sur la personne qui vous fera passer l’entretien sur les sites de réseautage professionnel pour vous assurer qu’elle est bien celle qu’elle prétend.

8.Escroqueries immobilières

Comme pour les escroqueries à l’emploi, l’urgence des recherches immobilières pendant la pandémie peut amener certaines personnes à agir de manière plus impulsive qu’elles ne l’auraient fait dans des circonstances normales. Le marché immobilier est extrêmement compétitif, ce qui pousse certaines personnes à verser des cautions ou des acomptes pour des résidences qui n’existent même pas. En raison des règles de distanciation sociale, de nombreuses visites étaient organisées de manière virtuelle, et les acheteurs et les locataires devaient prendre des décisions en s’appuyant uniquement sur des images.

Les escroqueries immobilières jouent sur l’urgence à agir rapidement. Dans leur empressement à dénicher la perle rare, pendant la pandémie, les acheteurs et les locataires peuvent ignorer le principal indicateur d’une escroquerie immobilière : ne pas voir le bien en personne. En outre, ne partagez jamais vos informations bancaires et ne transférez jamais d’argent à quelqu’un que vous n’avez pas rencontré en personne ou à une agence dont vous ne pouvez vérifier l’authenticité.

9.Fausses alertes sanitaires

Lorsqu’un cybercriminel se fait passer pour une organisation légitime, il est plus difficile de déterminer à quelles informations se fier. Par exemple, des cybercriminels ont fait circuler une escroquerie qui téléchargeait un logiciel malveillant sur les appareils des utilisateurs, dans laquelle ils se faisaient passer pour les CDC.

Une bonne astuce pour révéler les cybercriminels qui se cachent derrière le nom d’une organisation légitime est de toujours placer le curseur de la souris sur les liens dans les e-mails et les SMS. Si un lien redirige vers une URL qui semble suspecte, supprimez immédiatement le message. Une URL suspecte peut contenir une faute de frappe, une variante de l’orthographe de l’organisation pour laquelle les cybercriminels se font passer ou être une chaîne de lettres et de chiffres mélangés. Les e-mails qui prétendent provenir d’organisations officielles comporteront souvent le logo de l’organisation. Vérifiez la clarté du logo et comparez-le au logo présent sur le site officiel de l’organisation. Si le logo est flou ou que les couleurs semblent étranges, cela signifie que le message est très probablement faux.

10.Faux avis de livraison

La pandémie de COVID-19 a entraîné un boom du commerce en ligne. Les achats qui étaient normalement effectués en personne ont été transférés en ligne et on a pu voir des piles de colis s’accumuler sur le perron de nombreuses maisons. Une escroquerie aux faux avis de livraison a circulé, dans laquelle des cybercriminels se faisaient passer pour UPS et Amazon pour obtenir des données personnelles en prétendant en avoir besoin pour autoriser des livraisons.

Un dernier conseil pour éviter les tentatives de phishing : réfléchissez à ce que demande le message. UPS vous a-t-il déjà demandé votre numéro de sécurité sociale ? Pourquoi l’entreprise en aurait-elle besoin ? Il n’y a aucune raison pour Amazon de vous demander vos informations bancaires. Ne laissez pas le sentiment d’urgence suscité par le message vous faire agir de manière irréfléchie. Un rapide coup de téléphone au service de livraison en question devrait résoudre le problème.




mardi 10 février 2026

Covid-19 : comment le coronavirus détruit des neurones essentiels pour la fertilité et la cognition ..

 

Difficultés de concentration, de planification, troubles de la mémoire immédiate… Les personnes souffrant de Covid long se plaignent très souvent de problèmes cognitifs, qui s’ajoutent aux nombreux autres symptômes dont elles souffrent. Quatre ans après la première vague de la pandémie, la recherche sur les causes de ce « brouillard cérébral » progresse.

On sait aujourd’hui que le coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine de la maladie est notamment capable de pénétrer dans notre cerveau et de détruire certaines cellules cérébrales. L’infection d’une petite population de neurones inquiète particulièrement les scientifiques : il s’agit des neurones à GnRH, qui jouent un rôle essentiel non seulement dans la fertilité, mais aussi dans le neurodéveloppement des enfants.

Directeur de recherche et responsable du laboratoire Inserm « Développement et plasticité du cerveau neuroendocrine », Vincent Prévot nous explique pourquoi leur destruction est préoccupante.


The Conversation : Des travaux récents ont montré que l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2, même quand elle ne s’accompagne que de symptômes modérés, est associée à des atteintes cognitives. Aujourd’hui, il ne fait plus de doute que l’infection par le SARS-CoV-2 est délétère pour le cerveau ?

Vincent Prévot : Plusieurs études ont montré que l’infection par le SARS-CoV-2 a des effets sur le cerveau. L’une des plus spectaculaires, publiée dans la revue Nature, montre qu’elle s’accompagne d’une diminution du volume du cerveau et d’une perte cognitive, d’autant plus importante que les personnes sont âgées. Et ce, même chez des gens qui n’ont pas fait de forme sévère.

Avec nos collaborateurs, nous avons de notre côté démontré que le coronavirus était à l’origine de microruptures de vaisseaux sanguins cérébraux, parfois très nombreuses. Celles-ci pourraient entraîner la mort de certains neurones, et avoir des conséquences sur le vieillissement cérébral.

Divers travaux ont par ailleurs montré que ce dernier semblait d’ailleurs accéléré chez certains patients. Nous avons nous-mêmes constaté la dégradation très rapide, suite à l’infection par le coronavirus, de l’état d’un patient atteint de démence vasculaire à un stade précoce.

The Conversation : Avec vos collaborateurs, vous vous êtes particulièrement intéressé aux effets de l’infection sur une catégorie bien particulière de neurones, les neurones à GnRH. Pourriez-vous nous expliquer ce dont il s’agit ?

VP : Ces neurones produisent une hormone appelée GnRH (Gonadotropin-Releasing Hormone). Éparpillés dans notre cerveau, ils sont très peu nombreux : on estime qu’il en existe seulement environ 10 000, dont 2000 dans l’hypothalamus. En regard des 100 milliards d’autres neurones, c’est extrêmement peu.

Cependant ces neurones, que l’on retrouve chez tous les vertébrés, sont essentiels. En effet, ils contrôlent notamment les capacités de reproduction. Les neurones à GnRH s’activent à la puberté. L’hormone qu’ils produisent à cette période passe dans le sang et atteint l’hypophyse, une petite glande située sous le cerveau.

Celle-ci libère alors deux autres hormones, la LH et la FSH, qui vont agir sur les ovaires et les testicules, entraînant leur croissance et déclenchant la production de spermatozoïdes et d’ovocytes. LH et FSH sont aussi impliquées dans la sécrétion des œstrogènes et de la testostérone.


Donc, depuis l’hypothalamus, les neurones à GnRH contrôlent tous les processus associés aux fonctions reproductrices : la puberté, l’acquisition des caractères sexuels secondaires et, à l’âge adulte, la fertilité.

Mais ce n’est pas tout. Ces neurones jouent aussi un rôle essentiel dans le neurodéveloppement des enfants. En effet, une semaine après la naissance, une première activation des neurones à GnRH se produit. Transitoire, elle est à l’origine d’une « mini-puberté » qui dure six mois environ, avant que ces neurones ne se mettent en hibernation en attendant la puberté adolescente. Or, cette première étape est fondamentale pour le développement des capacités cognitives des enfants.

The Conversation : Comment avez-vous fait le lien entre ces neurones et le Covid-19 ?

Vincent Prévot : Au début de la pandémie, nous avons été troublés par le fait que la majorité des victimes des formes graves de Covid-19 étaient des hommes. Or, on sait que le dimorphisme sexuel est en partie contrôlé par le cerveau, via l’hypothalamus et les neurones à GnRH.

En outre, bon nombre de ces patients étaient en surpoids, voire obèses, ou diabétiques. Un constat qui, là encore, faisait soupçonner une implication de l’hypothalamus, car cette structure, qui intervient dans de nombreux mécanismes physiologiques (croissance, faim et soif, rythme circadien, régulation de la température, métabolisme…), joue aussi un rôle dans l’obésité et le diabète.

Nous nous sommes donc rapidement interrogés sur la possibilité que le virus puisse franchir la barrière hématoencéphalique, qui protège le cerveau des envahisseurs. À l’époque, peu de gens étaient prêts à l’admettre, car le SARS-CoV-2 était surtout considéré comme un virus pulmonaire.

Nous avons cependant prouvé que le virus pouvait bien accéder au cerveau, qui plus est de diverses façons.

The Conversation : Comment le virus parvient-il à atteindre ces neurones ?

VP : La muqueuse de la cavité nasale (l’épithélium olfactif) est l’une de ses portes d’entrée. Il faut savoir que les neurones à GnRH ne naissent pas dans le cerveau, mais dans le nez, pendant le développement embryonnaire. Ils migrent dans le cerveau seulement dans un second temps.

Or, nous avons découvert ces dernières années que même une fois installés dans le cerveau, les neurones à GnRH gardent une attache physique avec l’épithélium olfactif, via leurs fibres nerveuses. C’est par là que passe le virus.

Microphotographie illustrant l’infection par le SARS-CoV-2 (la protéine S du virus est détectée en blanc) dans les neurones olfactifs exprimant la protéine marqueur olfactive (OMP, en rouge), dans la muqueuse nasale humaine.
Microphotographie illustrant l’infection par le SARS-CoV-2 (la protéine S du virus est détectée en blanc) dans les neurones olfactifs exprimant la protéine marqueur olfactive (OMP, en rouge), dans la muqueuse nasale humaine. Florent Sauvé - DR, Author provided (no reuse)

Qui plus est, dans la muqueuse nasale se trouve une autre sorte de neurones, les neurones olfactifs, dont le rôle est de détecter les molécules odorantes. Leurs fibres nerveuses sont en contact avec le bulbe olfactif situé dans le cerveau (la structure qui traite les informations liées aux odeurs). Nous avons démontré que le coronavirus SARS-CoV-2 était capable d’infecter ces neurones (c’est pour cela que l’un des symptômes est la perte de l’odorat, ou anosmie), lesquels constituent donc une seconde porte d’entrée.

Mais le virus dispose aussi d’une troisième voie d’accès au cerveau. Nos collègues allemands ont en effet découvert que le coronavirus détruit les cellules qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins cérébraux. Ceux-ci perdent alors leur étanchéité, endommageant la barrière hématoencéphalique censée isoler le cerveau, et laissant « fuir » le virus.


À lire aussi : Covid-19 : comment le coronavirus s’introduit dans notre cerveau


Enfin, à certains endroits de l’hypothalamus, la barrière hématoencéphalique s’interrompt, pour laisser passer librement dans le sang les neurohormones produites par cette structure cérébrale, telle que la GnRH. On peut donc imaginer que le virus, présent dans le sang, puisse lui aussi passer par là. Nous avons d’ailleurs montré qu’il infecte aussi des cellules appelées « tanycytes », qui régulent notamment la fréquence de sécrétion de la GnRH dans le sang…

L’entrée du virus dans le cerveau n’est pas sans conséquence : lorsque nous avons pratiqué des autopsies de patients décédés de la maladie, nous avons découvert que leurs neurones à GnRH avaient été tués ou étaient en train de mourir. La GnRH n’était donc plus produite à des taux suffisants. Or, en l’état actuel des connaissances, on considère que ces neurones ne se régénèrent pas.

The Conversation : Quelles sont les conséquences pour les patients ?

VP : Divers rapports scientifiques avaient fait état de taux de testostérone très bas chez des patients atteints de Covid-19. Par ailleurs, de nombreux hommes atteints de Covid long se plaignent d’une baisse de libido ou de problèmes érectiles.

Nous l’avons aussi constaté dans la cohorte de 47 hommes que nous avons analysée lors de nos derniers travaux. Les dosages que nous avons effectués indiquent par ailleurs que cette baisse de testostérone n’est pas due à un problème au niveau des organes sexuels, mais bien à un déficit de production de GnRH dans l’hypothalamus (c’est ce que l’on appelle un hypogonadisme hypogonadotrope.

Microphotographie illustrant l’infection par le SARS-CoV-2 d'un neurone produisant la neurohormone de la reproduction GnRH
Microphotographie illustrant l’infection par le SARS-CoV-2 (les protéines S, qui permettent au virus d’entrer dans les cellules sont détectées en vert) d'un neurone produisant la neurohormone de la reproduction (la GnRH, en rouge), et qui exprime le récepteur du virus (récepteur ACE2 avec lequel interagit la protéine S du virus, en blanc) dans l’hypothalamus humain. Barre d’échelle: 50 micromètres. Florent Sauvé - DR, Author provided (no reuse)

Mais les problèmes posés pourraient être plus importants qu’une simple baisse de la libido. Dans cette même étude, nous avions déjà constaté un plus fort taux de mortalité chez les personnes en réanimation dont l’axe gonadotrope était altéré. Mais on sait aussi qu’un déficit en GnRH peut se traduire par des troubles cognitifs.

Ainsi, certains traitements du cancer de la prostate ou de l’endométriose, qui consistent à supprimer l’axe GnRH, s’accompagnent d’une perte cognitive chez certaines personnes, ainsi que d’un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer plus tard.

Or, dans notre cohorte, les patients qui présentaient des dosages hormonaux anormaux se traduisant par une baisse de testostérone étaient en proportion plus nombreux à signaler des troubles de la mémoire ou de l’attention, ou des difficultés de concentration. Ces résultats doivent encore être confirmés sur des cohortes de plus grande taille incluant également des femmes.

The Conversation : Doit-on craindre que l’effet du virus se fasse sentir à long terme ?

VP : On peut légitimement se poser la question des conséquences de l’infection par le SARS-CoV-2 sur le cerveau humain. Comment vont vieillir les cerveaux des personnes infectées ? Les troubles cognitifs dont se plaignent les patients vont-ils persister ? Va-t-on assister à une augmentation des cas de démence dans les décennies à venir ?

C’est d’autant plus inquiétant que des effets sur le cerveau ont été constatés, y compris chez des personnes souffrant seulement de symptômes modérés.

Il ne s’agit pas d’être alarmiste, bien entendu. Mais le cas de l’épidémie de grippe espagnole survenue au début du XXème siècle, doit nous faire réfléchir : une grande partie des survivants avait développé la maladie de Parkinson, pour des raisons qui restent à élucider.

Par ailleurs, on peut se demander si l’infection des enfants en très bas âge, longtemps considérée comme peu problématique, ne pourrait pas avoir elle aussi des conséquences à plus long terme. Si l’étape de mini-puberté a été altérée chez certains nourrissons, leur développement neurologique pourrait s’en ressentir, et nécessiter un accompagnement afin de tenter d’atténuer l’impact de cette situation.

Répondre à ces questions va nécessiter d’approfondir les recherches dans les années à venir.

The Conversation : Quelle va être la suite de ces travaux ?

VP : Jusqu’ici, nos résultats ont été obtenus sur de petites cohortes. Nous allons maintenant changer d’échelle, en analysant des échantillons provenant d’hommes et de femmes participant à la cohorte française Coper.

Il s’agit de 300 personnes qui ont eu un Covid « léger » sans conséquence à long terme, et 300 personnes qui ont eu un Covid similaire, mais ont développé un Covid long.

Nous allons tester l’état de l’axe gonadotrope et le comparer entre les deux groupes, afin de vérifier si un axe gonadotrope déficient est effectivement associé à des troubles neurologiques.

En attendant d’en savoir plus, mieux vaut éviter d’être contaminé par ce virus, qui n’est de toute évidence pas un simple virus respiratoire.


https://theconversation.com/covid-19-comment-le-coronavirus-detruit-des-neurones-essentiels-pour-la-fertilite-et-la-cognition-225960

lundi 9 février 2026

Révéler les biais cachés qui ont gonflé l’efficacité et la sécurité du vaccin COVID-19 !.

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Voici un article qui démontre de manière absolument formelle de quelle manière on peut falsifier les données de sécurité et d’efficacité d’une stratégie vaccinale de grande ampleur, en faisant sempiternellement « porter le chapeau » des catastrophes sanitaires sur les non vaccinés, même quand ceux-ci… l’ont été ! On remarquera au passage que ces grivèleries statistiques ne sont pas nées avec la vaccination anti-COVID (*). Il serait grand temps que le public et les professionnels prennent tous conscience de l’existence de ces malfaisances statistiques absolument criminelles. Bravo aux auteurs de cet article, bonne lecture.

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Introduction

Aujourd’hui, avec les Drs. Marco Alessandria, John Trambusti, Giovanni M. Malatesta et Alberto Donzelli, nous avons publié une étude scientifique cruciale, évaluée par des pairs et intitulée « Biais de classification et impact de la vaccination COVID-19 sur la mortalité toutes causes confondues : le cas de la région italienne d’Émilie-Romagne« [1].

Dans cette étude, nous fournissons la première preuve examinée par des pairs, sur la base de données réelles. L’étude de l’impact sur l’environnement démontre comment certaines méthodes statistiques ont conduit à une surestimation de l’efficacité et de la sécurité des vaccins COVID-19.

Ce document choquera car il prouve que toutes les études scientifiques menées jusqu’à présent et qui sont affectées par ce biais devraient être réévaluées.

Nous avons abordé un biais critique qui peut considérablement fausser les évaluations réelles de l’efficacité et de la sécurité des vaccins, connu sous le nom de « biais de la fenêtre de comptage des cas ».

Biais de « la fenêtre de comptage des cas ».

Ce biais, théorisé par Fung et al. [2], se produit parce que les individus sont classés comme « non vaccinés » au cours de la première phase de vaccination pendant les 14 jours suivant l’administration du vaccin (période jugée nécessaire pour que la réponse immunitaire se développe pleinement).

Par conséquent tout événement indésirable, y compris les décès survenant au cours de cette période, est attribué à tort au groupe non vacciné, et gonflera artificiellement son taux de mortalité, tout en sous-estimant la mortalité chez les personnes vaccinées.

En analysant des données quotidiennes détaillées sur la mortalité toutes causes confondues et l’administration de vaccins dans la région Émilie-Romagne (Italie), obtenue grâce à une demande d’accès à l’information de l’avocat Lorenzo Melacarne (conformément à l’art. 5, virgule 2 du décret législatif italien n° 33/2013), nous avons trouvé une coïncidence temporelle évidente entre les campagnes de vaccination et les pics de décès parmi les personnes classées à tort comme non vaccinées au cours de cette période critique (Figure 1).

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Fig. 1

Figure 1. Le graphique illustre le taux de mortalité quotidien pour 100 000 personnes (groupe d’âge 70-79 ans), en comparant les personnes vaccinées (représentées par la ligne rouge continue) et les personnes non vaccinées (représentées par la ligne verte continue). En outre, il montre le nombre cumulé de vaccins administrés avec au moins une dose (indiqué par la ligne pointillée rouge) [extrait de Alexandria et al., 2025].

Notre analyse statistique a démontré des différences significatives en matière de mortalité entre les groupes vaccinés et non vaccinés, pendant la période critique de 14 jours suivant la vaccination, au cours de laquelle des erreurs de classification peuvent se produire. Les données révèlent notamment une augmentation injustifiée de la mortalité parmi la population non vaccinée immédiatement après la période au cours de laquelle la majorité de la population a été vaccinée. Par exemple, dans la tranche d’âge 70-79 ans, l’augmentation de la mortalité parmi les personnes non vaccinées a commencé début avril 2021, précisément au moment où (avec l’arrivée du printemps) le nombre de cas positifs et de décès classés comme liés au COVID était déjà en baisse. Il s’agit là d’une contradiction évidente : la mortalité des personnes non vaccinées aurait dû suivre la tendance de la population générale, à savoir une baisse.

De plus, ces disparités sont si importantes qu’elles ne peuvent s’expliquer uniquement par les décès liés au COVID-19, qui ne représentaient qu’environ 9 % de tous les décès en Italie en 2021. Même après avoir exclu les décès liés au COVID, les différences restaient significatives, ce qui indique une classification systématiquement erronée plutôt que de réels avantages du vaccin.

Nous avons également observé que cette différence diminuait avec l’âge, ce qui reflète probablement le fardeau accru des comorbidités chez les personnes âgées, qui influence le risque global de mortalité. (Pour plus d’informations, veuillez consulter l’article, publié en libre accès et accessible gratuitement à tous).

L' »effet de récolte »

Nos résultats suggèrent un effet de récolte, où les personnes vulnérables succombent peu après la vaccination, mais où leurs décès sont comptabilisés à tort parmi les personnes non vaccinées. Cette classification erronée masque d’éventuels effets indésirables graves liés aux vaccins et survenant peu de temps après la vaccination. Les patients peuvent avoir des réactions allergiques graves, des événements cardiovasculaires ou des réactions auto-immunes.

De plus, l’utilisation de pratiques de classification similaires par de nombreux pays, dont le Royaume-Uni, suggère que ce biais est largement répandu à l’échelle internationale. Par exemple, les directives de santé publique britanniques classent les personnes comme non vaccinées pendant 14 à 21 jours après la vaccination, ce qui conduit à une attribution erronée des effets indésirables précoces.

Le biais du temps immortel

Il est essentiel de reconnaître que le biais lié à la fenêtre de comptage des cas est lié à un autre phénomène bien établi dans la recherche observationnelle, connu sous le nom de biais du temps immortel. Les Pr. Norman Fenton et Martin Neil ont été parmi les premiers à identifier la manière dont ces biais modifient les cas et les décès d’une manière qui exagère l’efficacité et la sécurité apparentes des vaccins en créant des catégorisations temporelles trompeuses.

Le Pr. Fenton a lui-même qualifié ces manipulations d’ « astuce bon marché », illusion statistique qui renforce artificiellement la perception de l’efficacité des vaccins [3]. En outre, James Lyons-Weiler, avait dès octobre 2021 identifié et mis en évidence cette incohérence statistique significative affectant les données sur l’efficacité des vaccins ; et il soulignait la nécessité d’un examen critique de la manière dont le statut de la vaccination et les fenêtres de comptage des cas faussent la perception de la performance des vaccins [4].

Il est important de noter qu’en janvier 2022, le professeur Martin Neil, le professeur Norman Fenton et leurs collègues ont publié une étude préliminaire examinant de manière critique les données de l’ONS britannique sur la mortalité liée au vaccin contre la Covid, en comparant la mortalité toutes causes confondues entre les groupes vaccinés et non vaccinés [5]. Alors que les premiers rapports suggéraient une mortalité plus faible chez les personnes âgées vaccinées, l’étude a révélé d’importantes incohérences dans les données, probablement dues à des erreurs de classification, des retards dans la déclaration et des erreurs démographiques. Les chercheurs n’ont trouvé aucun élément permettant d’étayer les explications fondées sur des biais ou des facteurs sociodémographiques, concluant que les données ne démontrent pas de manière fiable que les vaccins réduisent la mortalité toutes causes confondues et pourraient indiquer une augmentation de la mortalité peu après la vaccination chez les populations âgées.

Nos résultats ont des implications importantes :

Le fait de ne pas tenir compte de ces biais peut conduire à une surestimation substantielle des avantages et de la sécurité des vaccins, ce qui se traduit par des politiques de santé publique erronées.

La communauté scientifique doit donc reconnaître et ajuster ces biais afin de produire des évaluations plus précises et plus transparentes des risques et des bénéfices des vaccins.

Conclusion

Notre étude montre que le biais de la fenêtre de comptage des cas gonfle les taux de mortalité attribués à tort aux personnes non vaccinées, tout en sous-estimant les effets indésirables survenant peu de temps après la vaccination. Afin de garantir une interprétation fiable des études observationnelles sur les vaccins et des décisions éclairées en matière de santé publique, il est essentiel de corriger ce biais parallèlement au biais d’immortalité. En outre, toutes les études existantes sur l’efficacité des vaccins devraient être réévaluées pour tenir compte de ces biais.

Un élément clé de ce processus est la disponibilité de données précises et actualisées sur le statut vaccinal des individus, permettant une classification correcte des cas et des décès et contribuant à une évaluation plus fiable de la sécurité et de l’efficacité des vaccins en situation réelle.

Références originales de l’article

Alessandria, M., Trambusti, G., Malatesta, G. M., Polykretis, P., & Donzelli, A. (2025). Classification bias and impact of COVID-19 vaccination on all-cause mortality: the case of the Italian region Emilia-Romagna. Autoimmunity, 58(1). https://doi.org/10.1080/08916934.2025.2562972
Panagis Polykretis 03 nov. 2025

Notes et sources

(*)  » Un jour d’après-guerre un médecin lyonnais, le Dr Robert Rendu, décide de décompter les malades de la diphtérie dans une fraction de l’armée française selon leurs statuts vaccinaux[i]. Il compte 19 diphtéries pour 2018 vaccinés (9,4 ‰) et 17 parmi 1974 non vaccinés (8,6 ‰). Discret avantage possiblement non significatif aux non-vaccinés. Voilà qui fait néanmoins désordre. Mais admirez les artistes de la pirouette statistique : on va d’abord considérer que les vaccinés « qui n’ont pas reçu leurs trois doses doivent être considérés comme des non vaccinés ». Ainsi 12 des « vaccinés certes, mais incomplètement» rejoignent les 17 diphtériques non vaccinés. Et puis on va finalement en ajouter deux de plus qui ont bien reçu trois doses « mais pas depuis plus d’un mois », donc transfert eux aussi chez les non-vaccinés. Le décompte final, après ce travail de charcutage extraordinaire, donne pour finir 5 malades chez les vaccinés (2,5 ‰) pour 31 chez les « non vaccinés » (15,7 ‰) ; et l’on retourne glorifier la vaccination antidiphtérique. » Dr Vincent Reliquet, « Chronique de Médecine Contestataire » tome II, Résurgence, 2025.

[i] Rendu R, « Résultats comparés de la vaccination et de la non-vaccination dans la lutte contre la diphtérie », Le Journal de médecine de Lyon, n°819, p.147-60, 20 fév 1954.
[1] M. Alessandria, G. Trambusti, G.M. Malatesta, P. Polykretis, A. Donzelli, Classification bias and impact of COVID-19 vaccination on all-cause mortality : the case of the Italian region Emilia-Romagna, Autoimmunity 58 (2025) 2562972. https://doi.org/10.1080/08916934.2025.2562972.
[2] K. Fung, M. Jones, P. Doshi, Sources of bias in observational studies of COVID-19 vaccine effectiveness, J Eval Clin Pract 30 (2024) 30-36. https://doi.org/10.1111/jep.13839.
[3] N. Fenton, M. Neil, Vaccine efficacy « cheap trick » by exclusion, Where Are the Numbers ? par Norman Fenton et Martin Neil (2023). https://wherearethenumbers.substack.com/p/vaccine-efficacy-cheap-trick-by-exclusion.
[4] J.L.-W. PhD, How The Definition of « Fully Vaccinated » Misleads People on COVID-19 Vaccine Safety & ; Efficacy : An Explanation For CNN’s Drew Griffin, Popular Rationalism (2021). https://popularrationalism.substack.com/p/how-the-definition-of-fully-vaccinated.
[5] M. Neil, N. Fenton, J. Smalley, C. Craig, J. Guetzkow, S. McLachlan, J. Engler, D. Russell, J. Rose  Les données officielles sur la mortalité en Angleterre suggèrent une mauvaise catégorisation systématique du statut vaccinal et une efficacité incertaine de la vaccination contre la COVID-19, 2022. https://doi.org/10.13140/RG.2.2.28055.09124 .

Un décès sur 100 est un décès par suicide.

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